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truite fario



TRUITE FARIO

Forme:

allongée.

Famille: Salmonidés

Coloration : variable dépend de l'endroit ou elle se situe, du brun-roux, au blond-doré en passant par le vert foncé. Le dos et les flancs sont parsemés de petites taches noires, rouges ou brunes.

Particularités :


la bouche est munie de dents fines et pointues. Le corps est recouvert de mucus.

Taille et poids:

les plus gros sujets font 60 à 70 cm et un poids de 4 à 6 kg. La moyenne se situe autour de 30 cm pour 1 kg.

Alimentation :

petits poissons, vers, mouches....

Intérêt culinaire: le plus apprécié des poissons d'eau douce.

 

Mode de vie.

C'est une espèce classée en première catégorie. Les truites préfèrent les eaux pures très oxygénées, claires et vives dont la température est stable et inférieure à 18 °C.
C’est pourquoi elles vivent dans les torrents de montagne, dans les eaux pures et claires des rivières de plaine et également dans les petits lacs.
Comme les saumons, les truites remontent le cours des torrents en effectuant des sauts pour franchir les petites cascades et les obstacles. truite fario
Les truites se reposent dans certaines places et chassent dans d’autres. C’est pourquoi tout bon pêcheur doit connaître tous ces endroits.
Pour s'alimenter la truite quitte son lieu de repos et se place face au courant pour saisir les proies qui passent à sa portée.
Poisson d'une rare méfiance, elle se précipite à l'abri au moindre mouvement suspect ou à la moindre silhouette se reflétant dans l'eau. La meilleure règle pour éviter d'être vu est de remonter le cours d'eau et d'éviter d'avoir le soleil dans le dos.
Un bon pêcheur se doit d'observer avant de jeter sa ligne, la surface et l'environnement de l'eau, pour déterminer les divers courants et observer les petits insectes.


La pêche à la mouche.

Trois types de pêche à la mouche sont possibles.
La nymphe est employée lorque la truite ne monte pas. Il faut aller la chercher à l'aveugle dans les herbiers et sous les refuges. C'est une pêche de fond dont la perception de la touche n'est pas aisée.
La mouche noyée est utilisée lorsque le poisson attaque entre deux eaux pendant la transformation de la nymphe en insecte. Cette pêche ressemble à la première, car le pêcheur ne voit pas très bien le poisson.
Lorque la truite gobe en surface les insectes, on utilise la mouche sèche. La mouche, comme dans la technique précédente, doit être posée le plus près possible du poisson.

Matériel de pêche.

On utilise une canne légère entre 2.5 et 3 m de long, équipée d'un moulinet léger. La taille des hameçons varie du n° 12 au 16 en fonction de la mouche.

Choix des mouches artificielles

Ce choix dépend des saisons, de la couleur de l'eau et des insectes présents.
Les éphémères qui possèdent des ailes en pointes et les araignées, sont utilisées jusqu'au mois de mai et en fin de saison.
Les insectes du genre phrygane ayant des hackles plus petites, sont employés surtout le mois de mai.
Les mouches de mai sont préférables en juin


La pêche

La difficulté de cette pêche réside dans la technique de lancer et la précision du poser de la mouche à 1 m à proximité de la truite (voir chapitre types de pêches).
Si la truite ne mord pas au bout du troisième lancer, il vaut mieux changer d'endroit et revenir plus tard.

La pêche au lancer léger.

On utilise une canne d'une puissance 300 g pour lancer des leurres de 3 à 10 g. Elle est équipée d'un fil de 18/100 et d'une cuiller de 3 à 9 g.
L’arrivée de la cuiller dans l'eau doit faire en douceur et avec une excellente précision, surtout dans les endroits peu accessibles.
Il existe deux manières de pêcher au lancer: celle qui consiste à lancer le leurre en remontant le courant ou au contraire dans l'autre sens c'est-à-dire dans le sens du courant.
En remontant la rivière, le poisson se tenant face au courant, le pêcheur est moins visible. Par contre la récupération ligne tendue de la cuiller est plus difficile, car le leurre est emporté vers l'aval et le ferrage est plus délicat.
En descendant le cours d'eau on est confronté aux phénomènes inverses: on risque d'être vu plus facilement mais le fonctionnement de la cuiller et le ferrage sont beaucoup plus efficaces.
Dans les deux cas le ferrage doit se faire au bon moment et relativement rapidement.

La pêche au devon.

On laisse dériver dans le courant un devon de petite taille, la rotation étant donnée par la force du courant. Ce leurre a pratiquement disparu de nos jours, remplacé par les poissons nageurs et autres leurres artificiels.


La pêche au poisson.

La pêche au poisson mort est la plus utilisée, mais on peut également placer un vif. On utilise un petit vairon, une ablette ou un goujon de 6 à 8 cm monté sur un hameçon simple n°8 à 9 ou triple. Un plomb est fixé en tête afin qu'il plonge facilement.


Pêche au ver.

Sur une ligne en fil nylon de 24/100, on utilise soit un lombric prélevé dans la terre placé sur un hameçon n°7 ou un ver d'eau appelé porte-faix ou porte-bois qui est la larve des phryganes sur un hameçon n°10 à 15.

Autres pêche.

Le ver de bois, la sauterelle verte à abdomen jaune, l'asticot, la mouche de mai, la larve de l'éphémère (se trouve dans le sable), le gammare (petite crevette d'eau douce), sont utilisés en appât pour la pêche à la truite. L'hameçon utilisé va du n°8 au n°12 et dépend de l'esche employée. La ligne est constituée par du fil de 16 à 22/100, le bas de ligne de 20 à 40 cm étant plus fin de 10 à 18/100. La plombée dépendra du courant, de la profondeur...